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L'Institut Jean Lamour est un laboratoire de recherche en Science des Matériaux : matériaux, métallurgie, plasmas, surface, électronique, nanomatériaux. C'est une unité mixte de recherche (7198) de l'Université de Lorraine et du CNRS.


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Catégorie : Actualités générales

[Distinction] Giuseppe Sdanghi, récompensé pour sa thèse sur un procédé innovant de compression d’hydrogène

Giuseppe Sdanghi, qui a réalisé sa thèse à l’IJL et au LEMTA sur la compression de l’hydrogène, a reçu un prix de l’Université de Lorraine le 22 janvier 2020 lors d’une cérémonie 100% visio diffusée sur YouTube. Retour sur ce travail.

Dans quel contexte s’est effectuée votre thèse ?

J’ai réalisé mes travaux au sein de l’équipe Matériaux bio-sourcés de l’IJL, basée à Epinal, sous la direction de Vanessa Fierro, avec la codirection de Gaël Maranzana, professeur au LEMTA. Cette thèse a été financée par Lorraine Université d’Excellence, dans le cadre du projet IMPACT ULHyS (Université de Lorraine Hydrogène Science et Technologies). J’étais rattaché à l’école doctorale C2MP (Chimie - Mécanique - Matériaux- Physique) et ma thèse s’intitule « Développement d’un compresseur hybride d’hydrogène électrochimique à basse pression / à adsorption à haute pression ».

En quoi a consisté votre travail de thèse ?

L’objectif était d’étudier un compresseur non-mécanique d’hydrogène, hybride, constitué de :
- une 1re étape de compression électrochimique, qui comprime l’hydrogène de 1 bar jusqu’à 40-80 bar
- une 2e étape de compression par adsorption-désorption, qui complète la compression jusqu’à 700 bar.
Nous avons démontré le fonctionnement de la technologie de compression par adsorption/désorption, et un prototype « made in Lorraine » a été construit et présenté à la communauté internationale de l’hydrogène et de l’énergie.
Il faut préciser que cette technologie est tout à fait innovante et qu’il n’y avait donc aucune référence dans la littérature scientifique à ce sujet. Faute de travaux en la matière, j’ai dû me baser exclusivement sur les résultats obtenus avec les modèles numériques que j’ai moi-même développés, et sur un mix de compétences techniques améliorées au cours du temps pour réaliser de toutes pièces le prototype de compresseur.

Que représente pour vous ce prix de thèse de l’Université de Lorraine ?

Il représente sans doute le couronnement d’une « success story » pour moi, mais aussi pour le projet IMPACT ULHyS, qui a soutenu mes recherches sur un défi qui était de taille, mais que nous avons pu surmonter.
Grâce à l’abondance de résultats et à une démarche de recherche méthodique, j’ai par ailleurs pu publier un chapitre de livre et sept articles dans des revues internationales de rang A (Renewable and Sustainable Energy Reviews, Carbon, International Journal of Hydrogen Energy , Fuel Cells et Energies).

Que faites-vous depuis votre soutenance en novembre 2019 ?

J’effectue un post-doctorat à l’Institut de Chimie et de la Matière Condensée de Bordeaux (ICMCB). J’y travaille sur le développement d’électrodes architecturées pour la réalisation d’électrolyseurs de vapeur d’eau à haute température, dans le cadre du projet ECOREVE financé par l’ANR, en partenariat avec le CEA-LITEN de Grenoble.
Je continue à m’investir dans la recherche sur les technologies de l’hydrogène, comme depuis 7 ans déjà. Je crois fortement que l’hydrogène jouera un rôle fondamental pour la transition énergétique dans un avenir proche. L’enseignement et la recherche resteront sûrement le fil de rouge de ma carrière dans les années à venir.


>> Voir le message vidéo de Giuseppe sur son prix

>> Regarder en replay la cérémonie des docteur.e.s 2019-2020 de l’Université de Lorraine