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L'Institut Jean Lamour est un laboratoire de recherche en Science des Matériaux : matériaux, métallurgie, plasmas, surface, électronique, nanomatériaux. C'est une unité mixte de recherche (7198) de l'Université de Lorraine et du CNRS.


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Remise de la bourse de l’AFFDU à Cécile Floer

Cécile Floer, doctorante à l’IJL, a reçu, le 30 novembre 2018, son prix de l’Association Française des Femmes Diplômées d’Université (AFFDU Lorraine). Il lui a été remis par Catherine Thuet, Présidente de l'AFFDU Lorraine.


Cette bourse de recherche d’un montant de 1000 euros vient récompenser le parcours déjà riche de cette jeune femme, qui soutiendra en 2019 une thèse sur les capteurs à base d'ondes élastiques de surface imprimables sur la peau.

Originaire de Sarreguemines, Cécile est ingénieure de l’Ecole Nationale Supérieure d’Electricité et de Mécanique (ENSEM) de Nancy. Elle a étudié pendant six mois à la Technische Universität de Münich dans le cadre de son diplôme, l’occasion pour elle d’élargir ses connaissances à la biomécanique et aux applications biomédicales.

Après un stage à l’IFP Energies Nouvelles de Rueil Malmaison, sanctionné par le dépôt d’un brevet, elle a rejoint l’équipe Micro et Nanosystèmes de l’Institut Jean Lamour pour y effectuer une thèse sous la direction du Pr. Omar Elmazria et du Dr. Sami Hage-Ali.

Sa thèse, financée par la Direction Générale de l’Armement, s’inscrit dans le cadre du projet Impact Nanomaterials for Smart Sensors de Lorraine Université d’Excellence (LUE).

Son sujet témoigne de son intérêt pour les phénomènes physiques applicables au domaine de la santé. Il s’intitule : "Antennes et capteurs SAW sans fil, étirables et imprimés sur la peau : conception, microfabrication et mesures". Son travail consiste à élaborer un capteur de température sans fil prêt à "tatouer" sur la peau.


Basé sur une structure à ondes acoustiques guidées, le capteur sera passif et auto-protégé. Couplé à des antennes étirables sur élastomère, il pourra être interrogé à distance. L’ensemble, ultrafin, sera directement fixé sur la peau. Le caractère imperceptible du capteur, ainsi que la possibilité d’interrogation sans fil seront des atouts pour d’éventuelles applications biomédicales, notamment dans la Silver Economie, pour assurer une meilleure autonomie des personnes âgées.
La problématique des capteurs SAW s’applique également à d’autres secteurs comme l’industrie aéronautique, l’automobile ou la métallurgie.

Durant ses deux premières années de thèse, Cécile a pu valoriser son travail à travers la participation à sept conférences internationales et la rédaction de six publications scientifiques, dont deux articles dans des journaux à comité de lecture.

Elle a par ailleurs reçu le 2e prix du "Student Paper Competition" lors de la conférence internationale IEEE IUS en 2017 à Washington, et remporté le prix du "Meilleur Poster" de son école doctorale en 2018.

Cécile est également représentante étudiante au comité administratif de la société IEEE UFFC (Ultrasonics, Ferroelectrics and Frequency Control) et membre du Conseil de laboratoire de l’IJL.

Si Cécile envisage de poursuivre la recherche à travers un post-doctorat à l’étranger, son cœur balance encore entre une carrière académique ou industrielle.


Sur la photo : Cécile dans la salle de pulvérisation cathodique de l'IJL où elle travaille sur ses échantillons.