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Catégorie : Actualités générales

Remise des bourses doctorantes de l’AFFDU-Lorraine à Nawal Berrada et Solenne Collomb

Nawal Berrada et Solenne Collomb, respectivement docteure et doctorante de l’IJL, sont les lauréates 2019 des bourses doctorantes de l’Association Française des Femmes Diplômées des Universités (AFFDU). Elles ont reçu le 18 décembre 2019 leurs prix dotés par l’AFFDU-Lorraine et l’Association Mosellane d’Enseignement Scientifique, Technique et Economique (AMESTE). L’occasion d’en savoir plus sur leurs parcours et travaux respectifs

Quels sont vos parcours respectifs ?

Nawal BERRADA (NB) : Je suis originaire de Metz où j’ai effectué toutes mes études, des Classes Préparatoires aux Grandes Écoles jusqu’au Master de chimie. Puis, j’ai rejoint l’IJL à Nancy pour effectuer ma thèse dans l’équipe Matériaux carbonés.

 

 

 

 

 


Solenne COLLOMB (SC) :
Je suis originaire de Grenoble
où j’ai réalisé une grande partie de mes études. Passionnée depuis toujours par les sciences, j’ai suivi une filière scientifique. Après mon Bac, j’ai poursuivi en classe préparatoire Polytechnique CPP à Grenoble pendant 2 ans. J’ai intégré par la suite l’Institut National Polytechnique de Grenoble, en Physique Electronique et Matériaux (PHELMA). Au cours de ma 2e année d’école d’ingénieur, je me suis spécialisée dans la filière matériaux. J’y ai bénéficié d’un semestre d’échange à Polytechnique Montréal dans le même domaine. Mon cursus en école d’ingénieur s’est achevé par un stage à l’ONERA (Paris), où j’ai découvert le milieu de la recherche. J’ai alors décidé de réaliser une thèse afin de me former dans le domaine des matériaux.

Pouvez-vous nous parler de votre thèse ?

NB : La thèse que j’ai soutenue en septembre 2019, sous la direction de Brigitte Vigolo, porte sur les nanomatériaux carbonés et, plus particulièrement, sur les nanotubes de carbone. Il s’agit de matériaux innovants qui, grâce à leur taille nanométrique et leur structure unique possèdent de nombreuses propriétés jusqu'alors inégalées. Leurs domaines d’application potentiels sont nombreux ; on peut citer l’aéronautique, l’énergie ou encore la médecine. Cependant, à l’issue de leur synthèse, ces matériaux contiennent des impuretés qui inhibent considérablement leurs performances. Ainsi, l’enjeu de ma thèse a été de les purifier pour pouvoir exploiter pleinement leurs propriétés remarquables.
Ce sujet transdisciplinaire à la frontière entre la physique, la chimie et la biologie m’a captivée ! Il m’a permis d’avoir de riches collaborations avec des (enseignants-) chercheurs passionnés dans d’autres laboratoires et de parfaire mes connaissances dans ces domaines variés.
De plus, la rigueur et la précision requises au moment de l’interprétation des données m’ont beaucoup plu. Enfin, la diversité des techniques de caractérisation que j’ai pu utiliser tout au long de ces trois ans a été pour moi très enrichissante et m’a également montré la complexité de telles analyses.
Ma thèse a été financée par l’Université de Lorraine sous la forme d’un contrat doctoral.

SC : Je suis en 3e année de thèse CIFRE au sein de l’équipe Microstructures et Contraintes, sous la direction d'Alain Jacques et Abdelkrim Redjaïmia, en collaboration avec l’Institut de Soudure à Yutz. L’objectif est de comprendre les mécanismes d’endommagement des soudures en acier Grade 91 et de déterminer un critère d’endommagement pour les contrôles non destructifs. Mon projet regroupe plusieurs domaines tels que la métallurgie, la microscopie et les essais mécaniques. Cette diversité de recherche m’a énormément plu. J’ai, par exemple, pu faire des essais sur grand instrument au synchrotron de Hambourg et être formée sur des microscopes électronique en transmission. J’ai également apprécié la collaboration entreprise/laboratoire qui m’a permis d’évoluer en parallèle dans ces deux milieux.


Avez-vous eu l’occasion de valoriser vos travaux ?

NB : Oui, dans 2 articles publiés en 1er auteur dans Journal of Physical Chemistry C et Journal of Molecular Liquids et 2 autres en co-auteur dans Environmental Science Nano et Catalysis Today. Ce sont des travaux que j’ai pu valoriser également lors de workshops nationaux (Oléron), journées à thème (catalyse, magnétisme) ou séminaires doctorants. J’ai enfin eu la chance de les présenter à New York et à Castellón (Espagne) dans des colloques internationaux puis à Penang, lors d’un échange scientifique dans le cadre de la collaboration entre l’Université de Lorraine et la Malaisie.

SC : J’ai donné 3 communications orales dont une "keynote" lors de conférences et séminaires nationaux (Ateliers scientifiques ICEEL 2018, Matériaux 2018, La Métallurgie, quel avenir ! 2019) et j’ai présenté 2 posters (Ateliers scientifiques ICEEL 2019, Rayons X et Matière 2019). J’ai pu valoriser mon travail lors de deux conférences internationales : ARM10 2019 à Moscou et Euromat 2019 à Stockholm. Une publication est en cours.

Quels sont vos projets pour l’après-thèse ?

NB : Je souhaite enseigner dans le supérieur, en classes préparatoires par exemple. A cet effet, je me trouve actuellement au centre de préparation de l’agrégation de "Sciences Physiques, option Chimie" à l’ENS Ulm à Montrouge.

SC : J’aimerais faire un post-doctorat à l’étranger, afin d’approfondir mes compétences dans la recherche et de découvrir un milieu différent. Tout au long de mon cursus scolaire, j’ai toujours voué une grande importance aux voyages et à la découverte de nouvelles cultures. Par la suite, j’envisage une carrière dans la recherche industrielle, car je suis passionnée par les sciences des matériaux et leur mise en pratique dans le monde de l’industrie.